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Après 3 années d’études au séminaire français de Rome et de présence à la paroisse de Saint-Cloud pendant les vacances scolaires, le

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Édito

UNE ENCYCLIQUE

Lundi dernier a été publiée la première encyclique du pape Léon XIV, Magnifica Humanitas, sur le thème de « la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artifi cielle ». Soyons honnête : je n’ai pas encore eu le temps de la lire intégralement. Mais il me paraît opportun de dire ici quelques mots sur la notion même d’encyclique — un confrère aura sûrement la joie, et le temps, de vous entretenir plus précisément sur Magnifica Humanitas d’ici l’été.
Une encyclique (du grec enkuklios, en français « circulaire ») est une lettre du Saint-Père. À ce titre, on pourrait considérer comme telles les lettres bibliques de saint Pierre, voire des autres apôtres. Mais la première encyclique au sens moderne du terme serait plutôt Ubi Primum, de Benoît XIV en 1740, au sujet de la formation du clergé.
Notons ici qu’une encyclique, comme la quasi-totalité des textes magistériels dans l’Église, prend pour titre ses premiers mots, souvent en latin. Je dis bien « souvent » et non « systématiquement » : vous avez sans doute entendu parler de Mit brennender Sorge, rédigée en allemand, dans laquelle Pie XI condamnait le nazisme, et qui a été lue en chaire dans toutes les églises d’Allemagne le dimanche des Rameaux 1937, à la barbe du régime nazi. Mais on pourrait citer aussi Au milieu des sollicitudes et Une fois encore, dans lesquelles Léon XIII et Pie X s’exprimaient sur des sujets brûlants concernant la France : le « Ralliement » (à la Troisième République) et la loi de 1905. Quant à Magnifica Humanitas, nous pouvons repérer que le site internet du Vatican n’en propose le texte qu’en langues vernaculaires, seul le titre s’habillant de latin — nouvelle étape d’un changement d’époque mais qui n’est pas qu’un détail : en cas d’écarts significatifs entre les traductions, quelle version doit-elle être considérée comme faisant autorité ?
Si les encycliques étaient d’abord envoyées aux seuls évêques, le pape les adresse volontiers aujourd’hui (et ce depuis Paul VI, me semble-t-il, c’est-à-dire l’époque du concile Vatican II) aux fidèles laïcs et à tous les hommes de bonne volonté. Laudato Si’, en 2015, avait ainsi reçu un accueil enthousiaste en dehors de nos milieux ecclésiaux.
Enfin, un mot sur le thème des encycliques. De nos jours, celles-ci sont souvent associées dans notre esprit à la Doctrine sociale de l’Église, et c’est d’ailleurs le cas pour Magnifica humanitas, qui s’inscrit explicitement dans le sillage de la première encyclique sociale, Rerum novarum, de Léon XIII en 1891. Mais ce n’est pas le seul thème des encycliques qui ont été le moyen pour Jean-Paul II, par exemple, d’enseigner le peuple de Dieu sur des sujets variés : miséricorde divine, Vierge Marie, eucharistie… La dernière encyclique de François, rappelons-le, traitait du Sacré-Cœur de Jésus (avec toutefois une ouverture sociale, notamment dans le dernier chapitre).
Je vous encourage vivement à lire par vous-mêmes cette première encyclique du pape Léon : j’en trouve le propos très pédagogique et accessible. Ne manquons pas cette belle occasion de fréquenter la parole du pape sans médias interposés.

Père Clément Ryder

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éVANGILE DU JOUR

En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.
À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?
Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux.
Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : ‘Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?’
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
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